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Témoignages de la source/Testimonies about the source

 

Je suis arrivée dans le mouvement après la mort de ma grand-mère. J'en étais très proche et sa disparition avait créé un grand vide en moi. Pendant longtemps, j'ai trouvé mon compte dans les retraites "Cobaltsaffron Retreat "    -une ou deux semaines par an en plein milieu de la campagne française-, et les séminaires, également un ou deux par an. Restée dans le cercle éloigné des participants lambda, je ne voyais pas ce qu'il se passait dans l'entourage du leader. Cela ne m'intéressait pas. J'ai bien assisté à une ou deux scènes où le leader s'acharnait à couper l'herbe sous le pied des voix «dissidentes», au besoin en cassant voire humiliant son interlocuteur, mais la manœuvre était faite de manière telle que personne ne réagissait. Cela faisait partie «du processus d'apprentissage». Mais n'était-ce pas aussi par peur, par agrément ou encore par satisfaction ou soulagement de voir l'épée s'abattre à côté? Je me souviens d'avoir assisté à un de ces moments et m'être dit qu'il s'agissait de deux adultes, capables de gérer leurs différends. Avec le recul, je réalise que ce processus de sape était largement répandu. Que c'était une subtile méthode pour faire table rase d'une identité et créer un terrain vierge sur lequel bâtir de nouvelles croyances, valeurs, voire de nouveaux modes de pensée.

 

Devenue proche de quelques membres du «cercle restreint», qui se sont d'une manière ou d'une autre faits rejeter par le groupe, j'ai vu leur souffrance d'avoir été mis au ban du mouvement, de se sentir trahis, trompés. J'ai vu un désir, un besoin, de rassembler des morceaux épars, telles les pièces d'un puzzle, de comprendre ce qui s'était réellement passé. J'ai vu une volonté de reprendre contact avec ceux qui avaient été exclus avant eux, et qui, présentés comme fous ou hystériques, étaient pendant des années restés dans la souffrance, l'incompréhension, la culpabilité et l'isolement. J'ai vu une grande partie de leur vie changer suite à ces nouveaux éclairages, révélant une réalité savamment occultée, dissimulée, transformée. J'ai vu leur courage, et il en faut, de repenser leur passé, mais aussi leur futur, la difficulté de se réapproprier leur propre identité, après avoir réalisé ce sur quoi une partie de leur vie avait été bâtie pendant des années. J'ai vu émerger ces questions du Pourquoi? du Comment? Des doutes par rapport aux autres, à eux-mêmes, mais aussi par rapport à des croyances et des valeurs, ciment de leur vie jusqu'alors.
Si je suis restée plus en périphérie, ces doutes, déceptions et méfiance, ne m'ont pas épargnée. Il y a tellement de mouvements qui se disent spirituels mais qui sont en fait un exutoire pour le mal-être des gourous.

 

J'ai cependant plus souffert de l'entourage du leader que du leader lui-même. De me rendre compte que des personnes dont je me sentais proche, avec lesquelles je croyais avoir bâti un lien d'amitié profond et sincère, s'évaporaient sans raison apparente.

 

Étais-je devenue un paria?

 

Lorsque quelqu'un que je croyais être un ami, à qui je prêtais régulièrement le sofa de mon salon lors de ses passages en ville, à qui j'avais confié mes pensées et souffrances, avec qui j'avais passé des heures à discuter, philosopher et rire, et ce pendant des mois voire des années, disparaît du jour au lendemain, comment ne pas se sentir blessée? Lorsqu'un autre s'excuse de ne pas avoir été là en des moments difficiles à la seule fin d'obtenir la confirmation d'un soupçon à mon égard, comment ne pas se poser de questions? Quel était-ce soupçon? Quelle information essayait-il d'obtenir? Il voulait savoir si j'avais eu une relation avec un des plus fidèles disciples -violemment exclu du groupe peu après le début de notre histoire- sans l'autorisation du «maître»? Réponse: oui, j'avais eu une telle relation. Oui, j'avais passé des jours et des nuits, partagé mon intimité, en toute intimité, avec lui. Il avait sa réponse. Depuis, il ne m'a plus jamais contactée. Pourtant, nous vivons dans la même ville. Avait-il été faire rapport ? Sa mission était-elle finie? Comment par la suite oser se confier à l'autre, lui faire confiance? Comment croire en des valeurs qui m'étaient chères comme le respect, l'amitié, l'intégrité, l'honnêteté, souvent abordées et «défendues» dans le groupe, lorsqu'elles sont à ce point perverties par les disciples les plus fidèles? Plus aucun membre du mouvement ne m'a recontactée par la suite, sauf une fois, pour me demander de payer l'argent que je devais encore. Ce n'est peut-être qu'un hasard. Je ne sais pas. Je ne tenais plus spécialement à garder des contacts, sauf peut-être avec certaines personnes que j’appréciais particulièrement. L'une d'elle, débordante de chaleur et de générosité, ne répond plus à aucun de mes messages.

 

Pourquoi? Je ne sais pas.

 

Qu'importe. J'aimerais juste pouvoir dire ce que je ressens à ceux qui m'ont blessée, directement, mais surtout indirectement, en touchant des amis proches. Leur demander comment ils vivent en paix en trahissant à ce point leurs valeurs. J'aimerais aussi que ma question soit entendue. Mais est-ce possible?

 

Oui, il me reste de l'amertume, de la tristesse, de la déception. J'ai vu dans ce groupe des individus poussés par un idéal et espérant trouver des réponses à leurs questions ou en tout cas, espérant pouvoir réfléchir ensemble à des problématiques dépassant leur seul intérêt personnel. C'était du moins ce que je pensais ou voulais croire. J'ai vu des personnes, toujours dans le mouvement ou qui l'ont quitté, de grande valeur. Certaines avaient été profondément blessées par la vie et avaient trouvé un sens dans le groupe. Je suis triste de voir que les fondations de celui-ci soient faites de matériaux si peu solides, et tellement en contradiction avec l'édifice qu'il essaie d'ériger.

V.

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La  découverte du blog Témoignages de la Source (aujourd'hui Cobaltsaffron Retreat) m'a profondément ému, me rappelant ma propre rencontre avec mes formateurs de l'époque, Sam d'abord et Darrell ensuite, et le travail entrepris avec eux.  Deux incidents se sont produits dans lesquels j'ai senti mon intégrité morale et physique sérieusement atteinte. 

Avec Darrell, je me suis porté volontaire pour une démonstration.  Je savais que j'allais recevoir une gifle, mais pas une gifle dont la force aurait pu crever mon tympan ou décoller ma rétine.  J'ai maintenant un regret : je n'ai pas porté plainte à la police.  Apprenant ce qui s'est passé depuis lors, mon regret est décuplé. 
J'estime que tout travail dit de 'développement personnel' doit toujours encourager les participants à dire Non à des propositions qui ne leur conviennent pas ou qui pourraient violer quelque chose en eux.  Aucun processus d'apprentissage selon moi ne doit mettre la personne en danger.  Il est important que le guide de groupes en formation soit extrêmement responsable, capable de déceler l'instant délicat quand celui qui a mis sa confiance en lui sort du cadre.  J'aurais voulu personnellement être davantage respecté.  Déjà par le passé, compte tenu de mon éducation, j'avais appris à céder mon propre pouvoir à ceux qui détenaient l'autorité.  Il me restait - je le reconnais -  du chemin à faire à cet égard.  Mais l'art du bon guide réside précisément dans sa façon judicieuse d'utiliser son discernement affiné à travers savoir et expérience. 
Lors de ces stages, une part de moi réagissait comme autrefois en puni, convaincue que Sam et Darrell cherchaient à nous blesser ; l'autre  part cherchait à se trouver en harmonie avec la réalité, incapable de croire que ces deux guides auraient pu délibérément chercher à nous blesser ou à nous punir.
Ce qui m'a le plus heurté, c'est que ni l'un ni l'autre n'ont voulu reconnaître qu'ils avaient été trop loin, ni même me rassurer ou n'ont eu de la compassion à mon égard. C'est ton problème, me suis-je entendu dire.
Je peux comprendre et pardonner bien des choses mais pour ce faire, je dois être assuré de l'honnêteté et de l'intégrité de mes interlocuteurs ou du moins disposer d'un espace de reconnaissance vis-à-vis de la façon dont j'ai vécu les expériences proposées dans le cadre de stages. A cet égard les années n'ont pas effacé la douleur qui demeure en moi bien vivante et que je tenais ici à exprimer.
SG.
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Certains manipulent habilement les mots pour leur donner le pouvoir de s'immiscer dans la tête de l'autre et tisser progressivement un filtre éloignant l'individu de son propre vécu, de l'interprétation spontanée qu'il a des choses. J'ai vécu cette « expérience » au contact de Darrell.

 

Je n'ai assisté à aucune retraite, juste à un week-end avec lui et aux cours hebdomadaires du samedi de Sam. J'y ai trouvé des outils de développement personnel, une intensité et, comme ils le disaient, de la grâce à certains moments. A côté de ça, des manières de faire me dérangeaient : l'exclusion de certains du groupe, les règles implicites qui sous-tendaient la « pédagogie », la violence qu'ils avaient parfois à affirmer leur vérité qui ne pouvait être que LA vérité, les relations particulières qu'ils entretenaient avec certains. Mais c'est comme si l'usage qu'ils faisaient des mots m'amenait à ne pas prêter attention à ces malaises, à les mettre dans un coin de ma tête pour faire davantage de place en moi au discours qu'ils avaient sur la vie et le développement personnel, pour me relier à une dimension soi disant plus haute, plus large !?!

 

Leur vocabulaire me devenait progressivement familier mais, sensation étrange, plutôt que de dialoguer naturellement avec le mien, il entrait en collision avec lui. Je me surprenais dans certaines situations à le reconnaître en moi, à l'identifier comme leur façon de voir les choses. C'était comme si c'était elle ou moi ; elle puissante, vindicative, conquérante, exclusive ; ou moi avec les regards et questionnements nuancés que je pouvais avoir sur le monde.

 

Quand j'ai décidé de ne plus les fréquenter, j'avais l'impression que leur façon de dire commençait à prendre trop de territoire et que peut-être, un peu plus loin, elle allait éteindre une part de moi. Par après, j'ai eu besoin de temps pour « décoller » leurs mots, leur laisser perdre le relief et le focus dont ils étaient chargés. En fait, leurs discours étaient bien beaux, mais plutôt que de rapprocher de soi, ils créaient une distance, réduisaient les sensibilités pour n'aller que dans un sens, celui du pouvoir et de la radicalité.

 

Lire les témoignages sur ce site me confirme tristement la malveillance du groupe. Je partage ce texte dans l'élan d'apporter une pierre à l'édifice de la confiance que l'on peut chacun avoir en soi, en notre intuition et en ces mots intimes qui nous façonnent.

A.

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Certains d’entre nous sont habités par la nécessité d’avoir un maître, un leader, un coach. Soit. Mais il s’agit alors de vérifier -et cent fois plutôt qu’une- si l’élu en est bien un vrai. Le leader de "Cobaltsaffron Retreat" dit avoir passé trois années dans un monastère au Japon. Comment en être sûr? N’importe qui peut raconter n’importe quoi. Par contre, on peut vérifier pourquoi Darrell Calkins a quitté les EU, quels sont ses certificats d’aptitude (être passé par une université ne prouve rien), s’il est assuré dans le cadre de son travail, etc…

 

Qui se donne la peine de faire ces recherches? On fait plutôt confiance à un ami. L'enthousiasme de Sam à l'égard de Darrell Calkins était confondant et bonnes furent d'ailleurs mes premières impressions sur l’homme, sa personnalité et ses prétentions à donner de sa vie pour que d'autres puissent mieux vivre… Il fallait faire vite, ne pas rater le coche, à en croire Sam, car qui sait le temps que Darrell avait encore à vivre, épuisé, usé qu’il était déjà par l’ampleur de son dévouement à la cause d’autrui.

 

Ces retraites et séminaires "Cobaltsaffron Retreat" sont ni plus ni moins un ensemble de techniques puisées ça et là dans le magma New Age très en vogue encore aux Etats-Unis et subtilement réaménagées et orchestrées par Darrell Calkins. Dès la première retraite, je fus en alerte au vu des comportements des participants eux-mêmes: soumission aux humiliations, langage stéréotypé, loi de l’omertà, perte de sens critique, infantilisme... dépendance grandissante des plus fragiles et le plus redoutable peut-être: l'esprit grégaire qui condamne automatiquement toute dissidence... toute opinion contraire.  J'apprendrai plus tard et non sans stupéfaction que plusieurs participants proches du maître provenaient déjà d'autres mouvements dont Landmark Education (autrefois EST), Siddha Yoga, Miracle of Love, Rajneesh's (Osho) cult... tous répertoriés comme mouvements sectaires par des associations officielles de prévention.

 

Et puis que penser des relations du leader avec de jeunes femmes? J’eus l'audace de l’interpeller par écrit, notamment sur le pouvoir qu’il exerçait sur certains participants dont plusieurs étaient des amis. Bien mal m'en prit. Un mail m'arriva en réponse auquel je répondis avec espoir d’un réel échange de points de vue. Puis un second, puis un troisième... Le ton montait, j’étais accusée de fomenter ainsi que d’autres femmes un complot contre lui... Déjà dans sa première lettre, je pouvais lire... I am reminded of Christian Inquisition or the Nazis in their attempt to pass judgement, evoke rights and impose punishment without any application themselves of the morals they claimed to uphold (sic) («Tout ceci me rappelle l’Inquisition ou encore les Nazis qui procédaient à des jugements, invoquaient des droits, prononçaient des peines sans appliquer eux-mêmes les principes qu’ils prétendaient défendre»).

 

Mais avec quoi venait là le ‘grand homme’?

 

Les pages serrées d'absolutisme achevèrent de m'ouvrir les yeux si besoin était encore sur le personnage. En une fois j’étais frappée d’ostracisme, disqualifiée: n’allait-il pas jusqu’à mettre en doute l’aptitude de ma conscience à pouvoir voir mieux que lui qui j'étais (orgueilleuse, violente, lâche, malhonnête...)! Ce fut le déclic! La rupture était consommée. S’ensuivirent des relations détraquées avec des proches restés sous son emprise et m'inondant de mails cherchant à me faire douter de ma propre intégrité, m'accusant de faire souffrir le maître déjà si souffrant.

 

Un vrai maître apprend à ses disciples à se déprendre de lui. Le leader de  "Retreat to the Source" fait tout l’inverse. Depuis plus de 20 ans, certains de ses fans le suivent et payent le gros prix. Aujourd'hui, les rescapés, de plus en plus nombreux, veulent donner sens à ce qui s'est passé, sortir de l'isolement, parler pour en aider d'autres à voir clair à leur tour et à retrouver leur autonomie.

Belinda

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Sur la porte des cuisines du café de l’abbaye où je suis occupée à écrire ce texte, il y a en grandes lettres: «Entrée interdite».

«Entrée interdite» et la porte est grande ouverte! Qu’est-ce que je fais: je m’arrête ou j’continue? 

Dix ans, dix ans plus tard. La page est tournée mais un rêve me parle encore de l’homme, de la situation.

 

Il était le meneur, le gourou: il faut dire les mots, les mots justes. Il donne des séminaire intitulés "Retreat to the source"… mais quelles sources?!... les eaux sont polluées! Exercices physiques, échauffement corporel sur des musiques à plein volume. Un des favoris est l’échange volant d’une feuille de papier toilette entre deux partenaires, à ne pas laisser choir au sol. Pour équilibrer le corps, discussions pseudo-philosophiques dans le grand salon d’un château dans le sud de la France.

Des comparaisons nombreuses avec le comportement des animaux, de différentes espèces d’animaux, envisagées comme un modèle. N’y a-t-il pas l’idée d’une pureté? Et celle de faire partie d’une élite aussi…

 

Des êtres sensibles, désireux de vivre une vie pleine et équilibrée, sereine, grandissante je crois. Oui pour moi la sensation de plénitude, de partager loin des carcans du quotidien, du professionnel, de l’obligation de produire.

 

Tout a disparu, envolée cette belle «famille» lorsque l’histoire intime, amoureuse entre l’homme et moi, entre le gourou et l’adepte - il faut dire les mots, les mots justes, s’est arrêtée net. Retournement, revirement: un déni de ce qui vraiment s’est passé, la réalité. Juste dirent-ils je n’osais pas «le challenge» jusqu’au bout. Un des mots du lexique de propagande: challenge.

 

Cela a été l’abandon total: du groupe, des êtres particuliers, des valeurs prônées: conscience, recherche, intégrité, compassion. La chute, l’isolement, la peur d’être poursuivie, oui paranoïa. Peur d’une mise à mort. Avais-je tort…derrière mon dos oui c’est cela qu’il m’avait imposé.

 

Un rêve cette nuit de dix ans plus tard.

Cléopâtre.

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Voici mon témoignage sur le stage de Darrell Calkins auquel je me suis inscrite sur le conseil d'une amie, stage de  fin de semaine.

 

Le stage était bien structuré, le sujet bien présenté, un peu de tout, philosophie, conseils, des idées  attirantes, mon souvenir me laisse l’image d'une pyramide où il y avait les bons et les mauvais, ceux qui tenaient la force et ceux qui succombaient. Evidemment ces conseils devaient  nous apprendre au comment rester du bon côté des choses. Une phrase m’est restée après toutes ces années... «Une tragédie peut arriver en un instant par manque d'attention...» Donc devoir d’être présent. Démonstration par des exercices  physiques: comment combattre ce qui apparemment pouvait devenir nos ennemis (mais je voyais là plutôt une démonstration du grand ego supérieur à tous). 

 

En voyant l´attitude de trois personnes que je connaissais en dehors du stage, j'étais surprise de leur attitude docile, ils n'osaient même pas s'adresser à Darrell Calkins, juste s'approcher si celui-ci leur demandait quelque chose; ils étaient complètement à son service. Trop de soumission, cela m'a déjà mise en alerte, on n'avait pas du tout un niveau d'égalité. Le copain de mon amie était comme un mouton, tête basse. Les gens qui participaient depuis longtemps aux stages étaient sous son pouvoir. DC les prenait pour faire des démonstrations, il restait le chef qui connaît les sorties, rapport très inégal donc, sorte d'adoration, mystère, manque de clarté, manque de dialogues entre les habitués des stages, bref je ne me suis pas sentie à l'aise, le seul point clair était: il faut continuer à venir... mais pourquoi faire? pas de réponse. 

 

Vers l'heure du midi du premier jour, je voulais déjà partir mais j'avais payé assez cher pour tenir jusqu'à la fin, je compris que je ne retournerais pas; un excès de narcissisme, un excès de pouvoir sur les autres, un grand ego accompagné de certains messages attirants pour nous séduire, enfin trop d'insistance de la part des gestionnaires des stages à s'engager pour les suivants avec paiement anticipé, offres de paiements étalés en cas de difficultés économiques, trop de pression… je me suis sentie libérée quand le W.E. s’est terminé.

 

Je ne me suis plus jamais inscrite, je n’ai même pas laissé mes coordonnées pour ne pas être atteignable, mais pendant plus d'une année j´ai reçu des propositions de toutes sortes, il ma fallu écrire des messages durs pour arrêter ce courrier, j'avais senti qu'une fois là-dedans il serait difficile de m´en sortir: insistance, pression étaient là, mais pas question pour moi de me laisser prendre, mon intuition m’a bien guidée.

GM.

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C'est par l'intermédiaire de mon ami Raoul, que je suis arrivée dans le groupe. Cet ami me parlait souvent des bienfaits des enseignements prodigués par Darrell Calkins lors de ses séminaires et retraites et me disait que moi aussi j'avais tout à y gagner et que cela m'apporterait beaucoup dans ma vie privée et professionnelle.

 

Mais avant même de participer au premier séminaire, ma petite voix intérieure faisait de la résistance. Je refusais de m'inscrire malgré l'insistance de mon ami Raoul qui me disait que je devais lâcher-prise, m'ouvrir, que c'était normal de résister au début que lui aussi avait résisté.

 

Ce qui m'empêchait au début de dire «oui» à ces retraites et séminaires, c'était leur prix, ensuite qu'ils étaient donné en anglais, sans personne pour traduire... alors que ces retraites se donnaient et se donnent encore en France et en Belgique, sous le nom de "Cobaltsaffron Retreat" à présent. 

 

Finalement, je me suis laissée convaincre. Les adeptes sont un peu comme une famille, au fur et à mesure que les stages se donnaient, je revoyais les mêmes personnes, parfois une nouvelle tête et forcément des liens se créent.

 

Les training, les discussions au grand salon du château de M., (c'est à cet endroit magnifique que se déroulent les séminaires au prix exorbitant), destinés à une élite de gens ayant les moyens, (et pourtant tous les participants étaient loin d'être fortunés), bref tout ce qui se passait là-bas me semblait assez positif au début. Sauf que plusieurs événements ont fait ressurgir ma petite voix intérieure...

 

La façon dont Darrell Calkins traitait certains adeptes m'a interpellée, gestes violents, humiliations verbales devant le reste du groupe qui se range du côté du «Maître» contre l'adepte humilié.

 

«Maître» qui entretient aussi des propos chargés de mystère que lui seul, a le pouvoir de comprendre ainsi que quelques élus du groupe choisis par lui, et qu'il mettait dans la confidence de ses propos lors de réunions matinales où seuls ceux-ci sont admis.

 

J'en ai fait partie... Ce qui a pour conséquence que ces élus se sentent importants aux yeux du Maître, mais surtout, ils se sentent supérieurs aux yeux des autres adeptes exclus de ces réunions.

 

Un jour ce fut mon tour, non pas que le «Maître» avait été cassant avec moi, je ne comprenais pas ce qu'il me voulait, il réussit à mettre contre moi l'ami proche Raoul et une autre amie Marie, arrivée elle aussi à ces séminaires via Raoul. Je me sentais rejetée et cela a duré longtemps après le stage. C'est dire combien j'ai été blessée par leur attitude, eux aussi s'étaient rangés du côté du Maître...

 

Un autre événement m'a aussi perturbée, à la fin d'un des séminaires, le «Maître» pour me dire au revoir, m'avait soulevée dans ses bras et avait tenté de me donner un baiser sur la bouche, j'ai eu le réflexe de reculer la tête, un peu choquée de ce comportement. Mon ami Raoul m'a dit que c'était en toute amitié. Que je ne devais pas y voir de geste malsain.

 

Certains événements qui ont suivi, m'ont fait comprendre combien ma petite voix avait raison, et je l'en remercie aujourd'hui. J'ai appris qu'il avait eu des relations intimes avec plusieurs adeptes, dont deux que je connais, deux femmes qui aujourd'hui encore, après plusieurs années, gardent une plaie ouverte, des séquelles.

 

Ces relations, Darrell les a démenties formellement devant les autres participants à qui la rumeur est parvenue, il détourne la vérité, avec sa femme pour complice, prétend que ces filles veulent lui nuire, que c'est lui la victime, qu'elles sont folles.

 

Ce qui est terrible, c'est que le groupe le croit! Et qu'il finit par s'en sortir indemne.

 

Certains des adeptes, ont aujourd'hui ouvert les yeux, d'autres, mon ami, sont encore sous l'emprise du Maître...

 

Grâce à ma petite voix intérieure qui m'a permis de ne jamais vraiment adhérer aux séminaires, j'ai pu prendre une distance et je n'ai plus donné signe de vie au Maître. Ceux-ci n'ont eu aucune conséquence grave pour moi, mais j'ajouterai tout de même qu'ils ont altéré mes relations d'amitié avec Raoul et Marie.

Salomé

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Parce que certains silences sont le début de la complicité et peuvent conduire des gens naïfs et vulnérables à la catastrophe.

 

Parce qu'il y va de mon devoir de faire preuve de solidarité avec ceux qui sont en danger comme je l'ai été dans le cadre des retraites appelées "Retreat to the source", actuellement "Cobaltsaffron retreat". 

 

Concernant l'homme qui enseigne comment devenir 'clean' mais répand seulement sa souffrance autour de lui.

 

Seule l'action peut soulager déjà  en donnant des informations  ou en avertissant  sur ces sessions collectives supposées uniques

 

Cet homme est un spécialiste des perversions de la société parce qu'il sait comment il est !

Pénélope

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Si jamais vous envisagez d'assister à une retraite proposée par Darrell Calkins, "Cobaltsaffron Retreat" autant savoir:

Derrière son éloquence et son charisme est caché un homme qui cherche désespérément le contrôle psychologique sur les autres. Lors de ses formations, il joue le rôle du maître anti-gourou tellement évolué spirituellement que même l'élite est incapable de le comprendre. Complice, son cercle d'initiés est convaincu d'être en présence d'un Krishnamurti, voire d’un Christ Sauveur en jeans et tee-shirt. Il laisse entendre qu'il pourrait révéler de plus grands mystères encore lorsque l'adepte sera prêt. Le hic, c'est que l'adepte n'est jamais prêt, Darrell est assez malin et éloquent pour toujours sembler garder une longueur d'avance. Ce qui garantit que la dynamique maître/élève, dominateur/dominé, se maintient sans cesse. Il est intéressant de noter qu'il n'a pas d'amis intimes en dehors de ses adeptes, qui payent chaque activité. Et bien qu'il affirme que l'harmonie et la diversité d'opinion sont compatibles, toute personne dissidente fait l’objet d’une attaque publique culpabilisante.

Pour montrer son désintérêt vis-à-vis de l'adulation dont il fait l’objet, il hausse les épaules et répond: "Je ne suis qu'un homme". Mais en privé, il se plaint souvent du manque de respect à son égard. S'il se fait accuser d'arrogance, ce qui n'est pas rare, sa réponse spécieuse est qu’il est incompris: qu’il ne s’agit pas d’arrogance, mais bien de «vraie humilité», de confiance née d'une conscience irréprochable. Et ceux qui n'ont pas suffisamment d’humilité sont incapables de juger qui est humble et qui ne l'est pas. En d'autres termes, l'accuser d'arrogance est le comble de l'arrogance même!

Il est fin observateur de la nature humaine. Très perspicace, sa capacité à analyser les défauts des autres est certes impressionnante. Mais se croyant sans failles, il est incapable d'utiliser ce pouvoir d'analyse sur lui-même, et encore moins de le tolérer lorsqu'il émane des autres. Cette hypocrisie mine les fondements de son travail. Il perpétue ainsi l’illusion qu'il est le modèle de l'humilité et de l'intégrité même, «le seul modèle véritable qui existe», ce dont sont persuadés ses adeptes.

Quelques exemples de "paradoxes": Il couche avec ses adeptes de sexe féminin, tisse toute une toile de mensonges autour de ce fait, puis jette tout le blâme sur elles lorsque, inévitablement, la liaison se détériore - tout en prêchant passionnément la valeur de l'intégrité et l'honnêteté dans les relations humaines. Il m'a raconté que sa décision de quitter les Etats-Unis pour la France était motivée par sa mise en accusation pour fraude fiscale. L'interview sur son site web est en réalité un échange de courriers qui dura deux mois entre lui et un fan - ce qui lui laissait le temps d' élaborer les réponses.

Il souffre d'une illusion très commune (et notoirement dangereuse): se croire au-dessus de toute motivation bassement personnelle.

S.

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J’ai été dans une secte.

Difficile de l’admettre. Il m'a fallu un an pour l'accepter.

Plus on a investi de temps, de confiance et d’énergie dans un mouvement sectaire, plus il est difficile d’en sortir. Et pourtant, c’est bien la vérité qui libère, et non une idéologie, quelle qu’elle soit.

 

Ma chance a été d’entendre cette vérité malgré tout, au bout de dix ans, mais mieux vaut tard que jamais, car je pourrais encore être dans l’aveuglement, la culpabilité et l’isolement, tous ces éléments créés petit à petit et entretenus avec brio par la logique sectaire. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir entendu des avertissements de gens qui tenaient à moi et qui s’inquiétaient avec raison de me voir devenir fanatique, mais plus ils voulaient m’avertir, moins je voulais les écouter, c’est comme ça que j’ai perdu dix ans.

 

Il paraît que le “déclic” qui sonne le réveil de l’adepte, est différent pour chacun. Pour moi, le déclic a été la vérité, voici mon histoire:

 

J’avais 26 ans, j’avais fait un séminaire, puis je m’étais laissée persuader de faire une retraite, puis j’en ai fait une deuxième dès que possible, malgré les prix prohibitifs qui endettent sur du long terme. Juste après cette deuxième retraite, Darrell est venu à Paris animer une “classe” où se retrouvaient les participants parisiens de la dernière retraite, j’y ai bien sûr accouru. La “retraite à la source” n’est-elle pas “la vraie vie”, par opposition à cette société artificielle où tout n’est qu'hypnose et marchandage? Comment ne pas accourir?

 

A la fin de la classe, il m’a donné rendez-vous, rien qu’à moi, au Jardin du Luxembourg. J’étais impressionnée, je m’attendais à des conseils ou des critiques, tant je suis imparfaite, mais non, il m’a posé des questions sur moi, m’a écoutée, m’a parlé de lui, on a parlé une dizaine d’heures sans interruption, mangeant ensemble, rentrant ensemble dans le lieu où il était hébergé et où je pouvais occuper une chambre. Il restait à Paris quelques jours, on s’est revus.

Petit à petit, il faisait des allusions, que je pensais mal interpréter, je ne les relevais donc pas. Puis il m’a dit qu’il aimerait "être dans un bain chaud avec moi", j’étais interloquée: “mais tu es marié!”, il m’a répondu aussitôt: “c’est fini depuis longtemps avec ma femme, d’ailleurs elle sait que je suis ici pour être avec toi et elle l’accepte, sans les enfants on ne vivrait plus ensemble depuis déjà longtemps”.

Ont suivi beaucoup de conversations, d’arguments, d’hésitations, de temps, il est rentré chez lui, puis est revenu, et en effet, sa femme semblait accepter, il me disait: “très vite tout le monde va savoir que je suis avec toi, mes amis l’accepteront, ils savent que je ne commets jamais aucune erreur, ma vraie femme c’est toi”.

 

Assez tôt il m’a parlé d’une autre jeune femme de mon âge que j’avais croisée à la retraite, ML, une "folle" qui lui avait fait des scènes d’hystérie et des reproches injustifiés alors qu’il s’était déplacé à Paris pour lui venir en aide, il m’a dit: “je pressentais une grande histoire d’amour avec une jeune femme, et j’ai cru que ce serait peut-être elle, mais non, il ne s’est rien passé. J’ai toujours été fidèle à ma femme depuis dix ans, mais elle ne m’aime plus depuis longtemps, mon grand amour c’est toi, je t’attendais, tu me fais revivre”.

J’avais confiance, lui qui enseigne l’intégrité ne peut pas mentir voyons!

 

Alors nous avons été un couple pendant deux ans, il venait à Paris une à deux semaines par mois, il avait envisagé de participer financièrement au loyer de mon logement mais finalement sa femme n’était plus d’accord, alors j’assumais seule. Par contre, je ne payais plus les séminaires ni les retraites, seulement les voyages pour y participer, et je n'en manquais aucune. Parce que dans le même temps, il m’avait parlé du “Training”, le vrai fondement de son travail dont les retraites ne sont qu’une vitrine: les élites reconnues par lui sont invitées à s’investir davantage dans son travail, à en suivre les préceptes, le but étant d’incarner les qualités humaines à leur plus haut niveau, de devenir des sortes de guerrier du bien, afin de combattre l’ “opposition”, dans une guerre dont seuls les initiés ont conscience. Il faut pour cela, bien sûr, commencer par combattre l’opposition en soi-même, investir beaucoup d’énergie dans la discipline proposée, rester en communication quotidienne avec le groupe via e-mails, et vivre de préférence isolé(e) dans la nature ou une mégapole, car la solitude, hors le groupe du training, est une des clés du grand mystère dont il a connaissance et que nous sommes appelés à découvrir.

 

Lui seul bien sûr peut reconnaître la vraie nature d’une personne, il la représente alors aux yeux des autres comme étant quelqu’un de “grand” ou comme étant un “ennemi” dont il faut se méfier, quelqu’un de grand pouvant devenir un traître, rien n’étant jamais acquis.

 

Une fois engagé(e) dans le training, il faut travailler sur des exercices physiques, des qualités et des thèmes de recherche précis, et bien sûr participer à tous les séminaires et retraites afin d’aider Darrell à encadrer les participants lambda, qui par leur "vulgarité" lui prennent trop d’énergie, ce qui le tue à petits feux, tant il donne sans compter.

 

Me voilà donc doublement élue: Darrell me dit que j’ai le potentiel pour intégrer le training et que si je le fais, il sera mon “sponsor”, et que je suis "la femme de sa vie"!

 

Petit à petit des contradictions apparaissent, seulement je n’ai pas le droit de les relever: si j’ose le faire je deviens "l’opposition", voire le mal incarné: "evil". Alors je culpabilise en plus de souffrir.

Les obstacles qui semblaient ne pas exister d’abord, sa femme, ses enfants, ses amis, deviennent les raisons pour lesquelles on ne peut pas vivre ensemble. Il faut laisser notre amour secret sinon nous serions incompris, condamnés, ses ennemis m’utiliseraient contre lui.

Puis il dit que je deviens trop exigeante, que je demande trop, que je lui prends trop d’énergie, moi qui au début le “régénérait”, je deviens l'ennemie.

 

Donc, c’est ma faute s’il finit par venir de moins en moins à Paris, puis plus du tout, sans toutefois rompre avec moi. Il me dit qu’il reviendra vers moi lorsque j’aurai "pris la responsabilité de ma propre vie", et face aux autres, il me reproche de ne pas assez m’investir dans le training, de devenir "arrogante", d’être “légèrement folle”, ou “perdue”.

 

Il s’éloigne sans me quitter vraiment et me laisse culpabiliser de l’échec de notre amour sublime. A cause de moi il "ne croit plus au couple", et bien sûr, il retourne vers sa femme, sans jamais l’avoir quittée.

 

Je suis malheureuse, j'ai envie de mourir. Tout est de ma faute, je dois devenir meilleure, redoubler d’efforts, ne rien demander, l’aimer sans retour. C’est ce que je fais, de mon mieux. Mais isolée du groupe désormais, puisque je suis officiellement renvoyée du "training".

Du jour au lendemain, ma vie, que j’avais organisée entièrement autour du training et des retraites, des venues de Darrell à Paris, et des mails de groupe dès 6H00 chaque matin, est devenue vide et froide, et "c’est ma faute".

 

Je fais encore quelques retraites et séminaires, que je paye de nouveau, je m’endette. Je fais de mon mieux pour redevenir digne de son amour, devenir meilleure, mais il est dur avec moi, agressif, il m’évite, je suis bannie. Les autres me regardent de travers.

 

C’est huit ans plus tard qu’un autre adepte m’appelle, il me parle puis me pose une question toute bête: “est-ce que D et toi avez eu des relations sexuelles?”. Lui qui nous a vus dormir ensemble à Paris, lorsque nous avions logé chez lui, je m’étonne qu’il ne soit pas au courant et je dis “évidemment, nous étions un couple”, il me rétorque: “s’il en a eu avec toi alors il en a eu aussi avec ML et aussi avec B, une troisième jeune femme prétendument “folle” que j’avais croisée dans une retraite.

 

Et là j’ai su qu’il m’avait menti. A cet autre adepte aussi il avait menti, à tous les autres aussi, il ment. S’il est capable de mentir, alors il n’est pas ce qu’il prétend être, et voilà mon déclic.

 

Cela fait mal, et en même temps cela libère. La vérité fait mal, mais elle libère.

Petit à petit, en recontactant d'anciens adeptes que Darrell avait mis à l'écart comme nous, nous avons mis ensemble tous nos petits bouts de vérités, et alors tout a pris un sens, tout est devenu clair, logique, toutes les pièces du puzzle se sont emboîtées, l’évidence est apparue, confirmée par un spécialiste du sujet: “c’est une secte”.

 

Bien sûr nous avons voulu prévenir les autres! D’abord pour éviter que de nouvelles personnes tombent dans le piège à leur tour, et aussi pour éclairer les autres adeptes, leur permettre de trouver leur propre liberté! J’oubliais comment j’avais moi-même réagi auparavant, comment prévenir quelqu’un qui ne veut rien entendre? C’est d’autant plus difficile lorsque le gourou a déjà "divisé pour mieux régner”, médisant subtilement des uns sur les autres afin de semer la méfiance entre les gens, et allant même jusqu’à taxer certaines personnes de “folles”, invalidant ainsi tout témoignage qui pourrait être fait.

 

Nous nous sommes vus agressés avec une violence démesurée. Selon ses adeptes, Darrell est devenu une sorte de "Christ" que nous voulions "crucifier". On se serait crus accusés de sorcellerie pendant l’Inquisition par des prêtres fanatiques et sanguinaires. Nous étions l’ennemi, l’opposition, le Mal! Un mail contenait même cette phrase révélatrice “je ne veux pas croire que Darrell...”. Au fond ils savent, mais ne veulent pas croire.

J’étais comme eux, je comprends.

 

Une question lancinante continue de me hanter: et si j’avais su la vérité? Si ML m’avait raconté son histoire, l’aurais-je prise pour une folle? Est-ce que j’aurais économisé dix ans d’errance?

Je ne le saurai jamais. Mais si mon témoignage peut éclairer une autre jeune femme, cela n’aura pas été vain.

H.

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Témoignages de la source/Testimonies about the source

Ce blog regroupe les témoignages d'anciens adeptes ayant participé aux séminaires "Retreat to the Source", aujourd'hui Cobaltsaffron Retreat, qui se donnent au château de M. dans le sud de la France, à San Francisco et Londres. Ce blog est simplement le dire d'un vécu parfois bouleversant, le dire, simplement pour tenter de guérir ses blessures, de mettre des mots quand il n'a pas été toujours possible de le faire, par honte, par peur. Les mots d'une mise en garde bienveillante..

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